En 2020, préparez-vous au pire!

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En 2020, préparez-vous au pire!

La pire crise de l’histoire surviendra-t-elle en 2020? L’économie mondiale vit sur un petit nuage d’insouciance, gavée de taux bas, voire négatifs, qui rendent l’argent facile. Mais ce système artificiel éprouve durement le système bancaire et il ne parvient pas à relancer la croissance économique. La guerre commerciale livrée par les États-Unis au reste du monde rajoute du désordre. Le pire est à craindre, et pourrait dévaster le monde industrialisé l’an prochain.

Le pire est annoncé par le meilleur… La semaine dernière, la France a emprunté une nouvelle fois à des taux négatifs sur les marchés financiers. Autrement dit, elle devra rembourser à ses créanciers moins d’argent qu’ils ne lui en ont prêté. Cette annonce peut paraître folle. Elle reflète pourtant une réalité dangereuse: alors que la dette française ne cesse d’augmenter, les créanciers internationaux se battent pour lui prêter de l’argent.

Le pire, faute de mieux

Depuis plusieurs années, les pays du Nord de l’Europe font un vrai effort de désendettement qui se traduit par des émissions de dettes publiques en moindre volume. C’est particulièrement vrai de l’Allemagne, qui dégage des excédents budgétaires et n’emprunte plus.

Les créanciers disposent donc de moins en moins d’opportunités pour placer leurs fonds disponibles. D’où leur attrait pour des pays qu’ils jugent peu risqués, comme la France. Dans un univers où les taux directeurs des banques centrales sont maintenus proches de zéro parce que l’inflation ne repart pas, le cocktail produit tout de suite ses effets: la dette française devient un placement pour lequel on paie!

Les premiers craquements arrivent

Les conséquences de ce déséquilibre commencent à se voir. La Deutsche Bank, par exemple, qui doit par ailleurs faire face à une enquête parce qu’elle est soupçonnée d’avoir favorisé l’élection de Donald Trump, annonce près de 20.000 suppressions d’emplois. La violence du choc illustre bien les désillusions de la finance européenne, et singulièrement allemande, dans un capitalisme épuisé par les innovations technologiques.

Surtout, la Deutsche Bank reconnaît détenir 74 milliards € « d’actifs toxiques », très spéculatif. Dans la pratique, les comptes de la banque devraient faire apparaître un énorme trou de créances qui ne seront pas remboursées, ce qui ne manque pas d’inquiéter.

N’oublions pas que la crise de 2008 est survenue elle aussi par l’accumulation de créances toxiques, c’est-à-dire de prêts risqués que les emprunteurs se révélaient incapables d’honorer. On ne verra donc pas autre chose dans la situation de la Deutsche Bank qu’un craquement qui, peut-être, annonce le craquement généralisé du système financier tant redouté en 2020.

Des cris d’alarme répétés pour 2020

De nombreux analystes alertent fortement sur les risques de crise financière majeure en 2020. C’est par exemple le cas de Nouriel Roubini, qui avait prévu la crise de 2008. Selon cet économiste américain, tout indique que la guerre commerciale qui sévit désormais dans le monde aura des conséquences calamiteuses.

En particulier, le ralentissement industriel chinois lié aux sanctions ou aux tarifs américains risque d’agir comme une bombe à retardement. Il produit un décrochage global sur l’ensemble des fournisseurs de la Chine. Et une diminution de la consommation chinoise freine automatiquement la croissance mondiale. Le décrochage industriel allemand en mai l’a montré.

On peut donc penser que les risques s’accumulent dangereusement, jusqu’à produire une grave détonation qui mettra le feu aux poudres.

Des banques centrales au bout du rouleau

Dans ce contexte explosif, les banques centrales risquent d’avoir peu de répondant pour rétablir la situation par des interventions fortes, comme en 2008 et en 2009. Non seulement les taux d’intérêt ne peuvent plus être baissés pour relancer l’économie, puisqu’ils sont proches de zéro, voire nuls ou négatifs. Mais la BCE elle-même a repris dans son bilan des créances bancaires douteuses et s’est elle-même transformée en prêteuse en dernier ressort. C’est-à-dire en cargaison d’explosif.

Cette fois, une crise financière se traduirait par un séisme létal, puisqu’aucun disjoncteur ne pourrait plus être actionné.

Que faire face au marasme qui arrive?

Il n’existe pas grand chose à faire pour se prémunir contre l’éruption financière annoncée, si ce n’est un travail d’adaptation intellectuelle.

D’une part, la crise qui s’annonce est une crise du système capitaliste lui-même, de plus en plus battu en brèche par les aspirations des opinions publiques. C’est le modèle du tout consommation qui craque de partout et qui menace de disparaître.

La méthode la plus efficace pour se protéger contre ce mouvement violent consiste à se retrancher sur les aspirations spirituelles affinitaires, et à se détourner des valeurs mercantiles qui ont dominé les sociétés occidentales depuis les Trente Glorieuses.

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Une réponse

  1. […] une mauvaise année 2020. Il est à peu près acquis aujourd’hui que l’an prochain, une crise terrible sévira et bouleversera nos économies. Mais qui en paiera le prix? Les plus pauvres? les plus riches? Non, bien entendu. Plutôt ceux qui […]

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